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Prix d'une maintenance WordPress : ce que vous payez et où ça part

Les tarifs vont de zéro euro à plusieurs centaines par mois, pour des choses qui portent le même nom et qui n'ont rien à voir. Ce guide donne la méthode pour comparer deux devis, sans avoir besoin de comprendre la technique.

Aller directement au calcul, avec vos chiffres

Il y a un calcul qui répond à presque tout

Un professionnel indépendant en France facture son heure entre cinquante et quatre-vingt-dix euros. Divisez le tarif mensuel annoncé par ce taux, et vous obtenez le temps humain que ce tarif peut contenir.

Dix euros par mois font cent vingt euros par an, soit une à deux heures de travail sur douze mois. Personne ne surveille un site deux heures par an, et une offre à ce prix ne le prétend d'ailleurs généralement pas : elle vend un automatisme, ce qui est utile et bien moins cher que de le faire faire.

Ce calcul ne dit pas qui est sérieux. Il dit ce qu'un tarif peut matériellement contenir, et c'est déjà l'essentiel de ce qu'on cherche à savoir.

Ce que chaque palier peut contenir

Les fourchettes ci-dessous ne viennent pas d'une étude, elles se déduisent du calcul précédent. Le mot maintenance recouvre les cinq, ce qui explique l'essentiel des malentendus.

0 € : vous-même
Sauvegardes automatiques par une extension gratuite, mises à jour faites à la main quand vous y pensez. C'est viable pour un site vitrine simple, et ça reste le bon choix tant que le site ne rapporte rien. Le coût réel est votre temps et le risque d'une mise à jour qui casse un mardi soir.
5 à 20 € : de l'automatisme, sans humain
Un service de sauvegarde externalisée, parfois une surveillance qui vous envoie un email quand le site tombe. Aucune décision humaine, aucune vérification après une mise à jour. Utile, et beaucoup moins cher que de le faire faire.
30 à 70 € : quelqu'un regarde
Le premier palier où un professionnel passe réellement du temps sur votre site, de l'ordre d'une demi-heure par mois. Mises à jour faites en connaissance de cause, sauvegardes vérifiées, contrôle que le site fonctionne toujours après. Le dépannage reste facturé à part.
80 à 200 € : du temps d'intervention inclus
Tout ce qui précède, plus une ou deux heures par mois utilisables pour vos demandes : une modification, un contenu à changer, un petit bug. C'est le palier où le contrat commence à vous économiser des factures ponctuelles.
200 à 600 € : les sites à enjeu
Boutique, réservation, adhésions, espace client. Le contrat couvre alors des choses qui n'existent pas ailleurs : environnement de test avant chaque mise à jour, surveillance des commandes et des paiements, engagement de délai. Le prix suit le coût d'une journée d'arrêt.

Dans quel palier est votre site ? Le calcul est plus bas

Les six postes qui se cachent derrière le mot

Deux devis au même prix peuvent contenir trois postes ou six. C'est là que se joue la comparaison, plus que dans le montant.

  • Les sauvegardes, et surtout où elles vivent

    Une sauvegarde stockée sur le serveur du site disparaît avec lui. La question qui compte est celle du lieu, pas de la fréquence. Demandez aussi quand la dernière restauration a été testée : une sauvegarde jamais restaurée est une hypothèse.

  • Les mises à jour, automatiques ou décidées

    Une mise à jour automatique s'applique sans vérifier ce qu'elle casse, et personne ne regarde le site après. C'est le poste où l'écart de prix est le plus justifié, parce que c'est le seul qui demande vraiment du jugement.

  • La surveillance, et ce qu'elle déclenche

    Recevoir une alerte à trois heures du matin ne sert à rien si personne ne se lève. Demandez ce qui se passe après l'alerte, c'est la seule partie qui a une valeur.

  • Le temps d'intervention inclus

    Combien d'heures, et que deviennent celles que vous n'utilisez pas. Certains les reportent, d'autres les perdent, d'autres ne facturent que le consommé.

  • Le rapport, et à qui il s'adresse

    Un rapport automatique de quarante lignes que personne ne lit coûte moins cher à produire qu'un résumé de cinq lignes en français. Vous savez lequel des deux vous allez ouvrir.

  • Ce qui est explicitement exclu

    Le poste le plus révélateur, et le plus souvent absent des devis. Un contrat qui ne dit pas ce qu'il ne couvre pas vous le fera découvrir le jour de la panne.

Cinq questions avant de signer, où que ce soit

Elles valent pour n'importe quel prestataire, moi compris. Un devis qui répond aux cinq est comparable à un autre devis qui y répond.

  1. Où sont stockées les sauvegardes, et quand la restauration a-t-elle été testée pour la dernière fois ?
  2. Les mises à jour sont-elles automatiques, et qui vérifie le site après ?
  3. Combien d'heures d'intervention sont incluses, et que deviennent celles que je n'utilise pas ?
  4. Qu'est-ce qui n'est pas couvert, et à quel tarif si ça arrive ?
  5. Le jour où j'arrête, qu'est-ce que j'emporte exactement ?

La cinquième est celle qu'on oublie et celle qui coûte le plus cher. Un site construit sur des extensions louées au nom du prestataire, ou hébergé sur un compte qui ne vous appartient pas, ne se reprend pas : il se refait.

Ce qu'une panne coûte, avec vos chiffres

Le raisonnement tient en une ligne : pendant qu'un site est à l'arrêt, les demandes qui seraient arrivées n'arrivent pas. Reste à savoir combien ça représente chez vous, et si ça justifie un contrat.

Un contrat n'empêche pas la panne, il raccourcit le délai
Chantier nautique, prestation à 1 200 €, quinze demandes par mois. Si quelqu'un a déjà vos accès et connaît le site, c'est réparé dans la journée : 150 €. S'il faut trouver un prestataire, le mettre en confiance avec vos clés et attendre qu'il découvre l'installation, comptez cinq jours ouvrés : 750 €. L'écart est de 600 €, soit six mois de la formule Vitrine. Ce n'est pas la panne que vous payez, c'est le temps qu'elle dure.
La panne que personne ne voit
Mêmes chiffres, mais le site n'est pas à l'arrêt : le formulaire affiche « merci » et n'envoie plus rien. Ça arrive après une mise à jour automatique. Quand le formulaire est testé après chaque mise à jour, c'est vu le jour même. Sinon, ça ne se remarque qu'en se demandant pourquoi le téléphone ne sonne plus, trois semaines plus tard : 3 150 € au lieu de 150.
Quand ça ne vaut pas le coup
Vitrine qui présente une activité, prestation à 400 €, quatre demandes par mois. L'écart entre les deux situations est d'une vingtaine d'euros. À ce niveau un contrat ne se justifie pas, et des sauvegardes automatiques suffisent. Le calcul doit pouvoir dire ça aussi, sinon il ne sert à rien.

Les trois cas supposent qu'une demande sur quatre se transforme en vente. C'est volontairement bas, et vous pouvez changer cette hypothèse ci-dessous.

Difficile à connaître : personne n'annonce en appelant qu'il a trouvé le numéro sur le site. Comptez les messages du formulaire, c'est un plancher, et le résultat sera donc un minimum lui aussi.

C'est la seule valeur que vous estimez au lieu de la connaître, et elle est réglée bas exprès.

Et chez moi, pour situer

Trois formules, de quarante-neuf à deux cent quatre-vingt-dix-neuf euros hors taxes par mois, sans engagement. Elles se situent donc dans les paliers trois à cinq décrits plus haut, et le détail de ce que chacune contient est affiché en entier sur la page maintenance, colonne par colonne.

Je réponds aux cinq questions ci-dessus dans ce sens : sauvegardes stockées hors du serveur, mises à jour faites à la main chaque mois, heures non consommées non facturées, exclusions écrites, et le jour où vous partez vous repartez avec les accès complets et la dernière sauvegarde.

Voir les trois formules en détail

Questions fréquentes

Pourquoi certaines offres sont-elles à 5 € par mois ?

Parce qu'elles ne contiennent pas de temps humain. Cinq euros par mois, c'est le prix d'un abonnement à un service de sauvegarde automatique, ce qui est utile et bien moins cher que de le faire faire.

Ce n'est pas malhonnête tant que c'est présenté pour ce que c'est. Le problème commence quand le mot maintenance laisse croire que quelqu'un regarde.

Mon hébergeur ne fait-il pas déjà les mises à jour ?

Beaucoup d'hébergeurs proposent la mise à jour automatique, et c'est mieux que rien. Mais une mise à jour automatique s'applique sans vérifier ce qu'elle casse, et personne ne regarde le site après.

Le cas classique : l'extension du formulaire de contact se met à jour un mardi soir, le formulaire cesse d'envoyer, et vous le découvrez trois semaines plus tard en vous demandant pourquoi le téléphone ne sonne plus.

Ai-je vraiment besoin d'un contrat de maintenance ?

Pas toujours. Un site vitrine de cinq pages, sans formulaire, sans espace client et sans paiement, peut vivre plusieurs années avec des sauvegardes automatiques et une vérification de temps en temps.

Le calcul change quand le site rapporte quelque chose, ou quand une journée d'indisponibilité vous coûte des appels. À ce moment-là, la question n'est plus le prix du contrat mais le prix de l'arrêt.

Que se passe-t-il si j'arrête le contrat ?

Vous récupérez les accès complets et la dernière sauvegarde, et vous partez avec votre site. Il n'y a ni code propriétaire, ni extension louée, ni compte à mon nom.

C'est vrai chez moi et ça devrait être vrai partout : avant de signer où que ce soit, demandez ce que vous emportez le jour où vous partez.

Vous ne savez pas dans quel palier vous êtes ?

Donnez-moi l'adresse de votre site. Je vous dis dans quel état il est et quelle formule lui correspond, y compris si la réponse est aucune.

Faire le point sur mon site

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